Le Guatemala

Une première action pour les enfants du Guatemala

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Quelques liens intéressants pour mieux connaître l'histoire récente du Guatemala: 

Présentation de San Pablo La Laguna

 

 

Le village de San Pablo La Laguna est l’une des 19 municipalités qui forment le département de Sololá. Il se situe sur les rives de l'un des plus beaux lacs au monde, le lac Atitlán, à 177 km de la capitale, Guatemala Ciudad. Il compte environ 9 000 habitants. C’est un lieu très pittoresque. Toutefois, San Pablo ne profite pas de l’achalandage touristique d'autres villages du Guatemala, c’est un lieu oublié des étrangers dont la communauté vit dans une pauvreté extrême.

 

Selon les autorités du département, il s’agit de la seule municipalité autour du lac qui souffre d’un indice de pauvreté élevé et d’un taux de mortalité infantile élevé. Les familles y sont très nombreuses et comportent 8 enfants en moyenne. Elles sont si grandes que les enfants fréquentent l’école en alternance. Par exemple, une famille de 4 enfants en envoie 2 à l’école une année et l’année suivante ces 2 enfants demeurent à la maison pour aider la famille et ainsi permettre aux deux autres enfants de fréquenter l’école. De cette façon, avec de la chance, les enfants se rendent à la 6e année, sinon ils doivent aller sur la côte pour y récolter le coton ou la canne à sucre. À San Pablo La Laguna, les sources d’emploi sont pratiquement inexistantes et le salaire moyen est de deux dollars par jour. Les familles vivent dans une seule pièce, sans aucune intimité. Elles ont parfois un lit dans lequel s’entassent de nombreuses personnes pour dormir, sinon chacun dort à même le sol. Les maladies gastro-intestinales et les problèmes de peau abondent, tout comme les problèmes de consommation d’alcool et de prostitution. Les enfants doivent travailler dans le but de procurer de la nourriture à leurs jeunes frères et sœurs. Le village ne possède aucun hôtel ni restaurant. Les habitants n’y disposent pas d’eau potable ni de services sanitaires. La communauté de San Pablo a besoin de beaucoup d’aide.    

Les impacts de la guerre civile

 

 

Les impacts de la guerre civile au Guatemala se font toujours sentir. Il y a la misère, la pauvreté, la désintégration familiale et le manque de logis, d’éducation et de services de santé. La situation laissée par la guerre civile est lamentable, car les accords de paix n’ont rien apporté au peuple. Les maîtres du Guatemala sont les riches, les entreprises et le CACIF (Comité de Asociaciones Agrícolas, Comerciales, Industriales y Financieras), lesquels ont profité et profitent toujours des richesses du Guatemala. Les leaders de la guérilla ont oublié le peuple et sont aujourd’hui des dirigeants politiques et membres de la bourgeoisie. Rigoberta Menchu, qui a reçu le prix Nobel de la paix, est devenue une femme d’affaires fortunée qui a des résidences au Mexique et au Guatemala et qui possède une chaîne de pharmacies. Pendant ce temps, son peuple meurt dans la misère et la douleur et n’a pas accès à des médicaments et à des médecins. Il est triste de voir agir ceux qui ont tout et qui ne pensent pas à ceux qui sont dans le besoin. Au Guatemala, seul le peuple sauvera le peuple. 

Prendre conscience de la responsabilité des pays du nord...

Le Guatemala est un véritable grenier. Sa terre est fertile et l'agriculture va bon train. Depuis des millénaires, ce peuple cultive le mais, les haricots, les fruits et autres légumes et tubercules. Tout le monde avait le droit à sa juste part. Pour simplifier, disons que la terre appartenait à celui qui la travaillait.

Mais depuis la conquête espagnole, c'est une toute autre réalité qui prévaut : celle des grands propriétaires terriens et de la main d’œuvre journalière à rabais. Cette situation est entretenue voir encouragée par les théoriciens du libre marché et les technocrates du FMI (Fond Monétaire International) et de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce).

Ce peuple se démène le ventre vide au milieu d'un magnifique jardin! Il y a quelque chose de profondément absurde et violent dans ce déséquilibre des forces: 1.7% de la population détient 57% des terres agricoles. Les communautés indigènes sont au service de la minorité blanche. Cette réalité est celle d'une majorité de pays dans le monde. Nous sommes très nombreux à penser que nous avons une responsabilité envers nos semblables.

La misère ne connaît pas de frontière, elle sévit partout y compris en Occident. Mais la dynamique qui unit les pays développés aux pays dit du Sud est fondée sur des siècles de pillage, de ravage et d'esclavagisme... Nous ne devons plus accepter cette relation. Une collaboration fraternelle et équitable pour relever les défis de ce nouveau millénaire est de mise!